mercredi, novembre 11, 2009

Une salade bien automnale...

Quelle frustration…un choix méticuleux des produits, une recette murement réfléchie, imaginée, des accords surprenants et au final, une série de photos plus que médiocred, qui ne rendent absolument pas justice à votre plat…Une situation dans laquelle je me retrouve fréquemment ces derniers temps… Alors j’ai pris une décision : attendre le week-end pour faire ce genre de recettes, profiter de la lumière naturelle bien plus flatteuse plutôt que de sortir l’artillerie lourde avec ampoule spéciale, réflecteur et flash synchronisé.

J’avais quand même envie de prendre en photo ma recette du jour. Sorte de petit challenge personnel, histoire de voir si je suis capable de sortir quelques photos « potables ». Et surtout, la recette, aussi simple soit elle, était drôlement sympa.

Avec l’automne, l’arrivée d’un légume que j’aime beaucoup, j’ai nommé l’endive. J’apprécie cette petite amertume qui la caractérise . Je la cuisine souvent en salade, froide, ne la cuisant que très rarement.

Une salade sans prétention qui accompagnera à merveille un velouté de courge par exemple

Salade d’endive au bon goût d’automne

------- Ingrédients (2 pers.) -------

2 belles endives

3-4 càs de noix de Pécan
3-4 càs de noix de Macadamia
2 petites mandarines pelées à vif (voir plus bas)
1 petit morceau de Bleu d’Auvergne

Huile de noisette
Vinaigre balsamique blanc à la poire (ou autre)
Sel et poivre


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min

La confection de la salade ne vous prend que 5min, il vous reste donc un peu de temps pour peler à vif les mandarines, et non pas juste les peler et couper les quartiers sans en retirer la peau. Pour la méthode en image, c’est par ici, c’est très bien expliqué !

Laver les endives (retirer la partie dure centrale si vous le désirez, c’est la partie amère) et les détailler en petites rondelles. Dans une poêle, faire revenir à sec les noix et les laisser refroidir un moment avant de les incorporer à la salade. Émietter le fromage à l’aide d’une fourchette, assaisonner avec l’huile, le vinaigre, rectifier l’assaisonnement, déposer les quartiers de mandarines sur la salade et le tour est joué.

---------- Bon appétit ----------

Les noix donnent du croquant, le Bleu d’Auvergne un peu de force, la mandarine et l’huile de noix se marient très bien avec l’endive. Je vous avais dit que c’était simple !

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec ampoule spéciale, flash appareil + flash synchronisé externe (SB-900)
Objectif: Sigma 85mm f1.8 pleine ouverture, -0.7EV pour éviter les blancs brûlés
Iso: 200 iso


Certainement le sujet d'un prochain billet sur 1001 photos....

dimanche, novembre 08, 2009

Qui va à la chasse, perd sa place....

Il serait grand temps que je reprenne ma plume électronique pour publier un nouveau billet, consacré à une nouvelle idée de recette….Il faudrait avoir plus de temps pour tout faire…et si seulement la nuit ne tombait pas si vite, je ne serais pas obligé de faire mes recettes seulement le week-end…et si et si…avec des si, vous connaissez le proverbe ! Or, le temps file, les jours défilent à grande vitesse, comme toujours en fin d’année.

Avec tout ceci, moins de temps pour cuisiner… Il fallait bien que je trouve un peu de temps pour préparer cette recette, inspiré de « mon plat préféré » : La chasse ! J’en ai mangée quelque fois cette saison, dont une très réussie au Restaurant de l’Hôtel de Ville. Ces garnitures, ces goûts et ce mélange de couleur, quel bonheur !

J’ai publié plusieurs recettes, en voici une nouvelle pour étoffer encore un peu cette catégorie. Une version plus simple et rapide, mais très réussie !

Tagliatelles façon chasseur, un poil végétarien

------- Ingrédients (2 pers.) -------


200g de filet de cerf (ou autre viande de chasse)
1 portion de sauce

300g de tagliatelles fraiches (ou du commerce)

Un morceau de courge butternut
Quelques canneberges fraiches
Quelques chanterelles
Quelques petits oignons sauce


------- Proposition /choix du vin -------

Un vin avec une belle élégance, équilibré, mais assez puissant vu la viande. Dans ce domaine, un St-Julien accompagnera certainement très bien votre plat. J’ai choisi ce Château Beychevelle 1999 (année standard je vous l’accorde). Une grande classe pour un vin arrivé à maturité. J’ai un petit faible pour ce domaine pour plusieurs raisons : J’aime beaucoup les vins de St-Julien et c’est une des premières étiquettes dont je me souviens, lorsque j’ai commencé à m’intéresser au monde du vin !

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 30min
Temps de cuisson: 30min

Émincer le filet de cerfs puis le faire saisir dans une poêle bien chaude dans une noix de beurre. Une fois bien colorée, le retirer du feu. Faire revenir rapidement les oignons sauce dans un peu de beurre, sans coloration.

Préparer la sauce comme ici, elle va très bien avec ce plat. Il existe aussi des fonds de chasse, il suffit de déglacer la poêle dans laquelle vous avez fait revenir la viande avec un peu de vin rouge ou Porto, ajouter un peu de fond de gibier et un peu de crème pour lier le tout. Mettre la viande dans la sauce et laisser mijoter avec les oignons 5-10min sur feu très doux.

A l’aide d’une cuillère parisienne, faire des boules dans un morceau de butternut, les faire cuire à la vapeur (5-10min selon la taille) et réserver. Laver les chanterelles au besoin, les faire revenir dans une noix de beurre, saler et poivre, retirer du feu, faire pareille avec les canneberges.

Faire cuire les pâtes très al dente dans un grand volume d’eau salée, égoutter et mélanger avec la viande et la sauce, faire mijoter 1min et bien mélanger le tout. Servir bien chaud dans les assiettes et décorer avec les accompagnements. Bonne dégustation !

---------- Bon appétit ----------

Un plat qu’on ne peut certes pas comparer à une vraie chasse, mais qui est aussi nettement plus rapide à préparer et qui reste dans ces saveurs automnales.

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle indirecte
Objectif: Sigma 85mm f1.8 pleine ouverture
Iso: 200 iso

jeudi, octobre 29, 2009

Il y a des fruits qui ont moins de chance que d'autres...

La nature a parfois de drôles d’idées…Comment un fruit aussi « moche » et coriace peut donner une gelée ou des produits si bons ? Voyez-vous où je veux en venir ? Oui, non ? Allez, un peu d’imagination. Je vous donne un indice : C’est un fruit automnal, assez gros, à la peau jaunâtre, dure…toujours pas ? Terriblement dur à peler et épépiner, avec une couche de « poils » végétaux… Non, non, je ne parle pas des ramboutans, ni du kiwi. Je vous parle tout simplement du coing ! Qui avait trouvé (sans mentir ?!?).

Le coing qui vient du …cognassier. Décidément, certains fruits n’ont pas de bol ;-) Cru, il est souvent trop dur, astringent et aigre, en résumé, rien pour nous plaire. Par contre, cela devient un hôte remarquable en gelée et cuit !

Ce terrible fruit m’a cependant inspiré pour une recette ultra confort et de saison, vu que les maillots de bain sont rangés au fond du placard ;-)


Mousse de chocolat blanc, compotée de coing à la vanille et raisins au rhum

------- Ingrédients (6 verrines) -------

2 petits coings mûrs
1 noix de beurre
1 càs cassonade
2càs de raisin mariné dans du rhum
1 gousse de vanille

6cl de crème
170g de chocolat blanc de bonne qualité
4 blancs d’œufs
1dl de crème montée en chantilly


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 15min Temps de cuisson : 5-10min Temps de repos au frigo : 2h

Éplucher les coings, les couper en quartiers et retirer le trognon. Au besoin, les frotter au jus de citron pour éviter qu’ils noircissent. Les découper en petits cubes. Pendant ce temps, faire chauffer la noix de beurre et faire revenir les cubes de coing. Ajouter le sucre pour le faire caraméliser et déglacer avec un peu d’eau (5cl). Ajouter les raisins et les graines de vanille et laisser cuire à feux doux pendant 5-10min selon la taille des morceaux. Ils doivent être cuits, mais pas en réduit en compote. Laisser refroidir et réserver pour la suite.

Concasser le chocolat en petits morceaux et le faire fondre au bain-marie gentiment. Dans une petite casserole, faire chauffer la crème. Une fois la crème portée à ébullition, la verser sur le chocolat fondu, mélanger avec une spatule pour obtenir un mélange bien homogène. Laisser tiédir le tout.

Battre les 4 blancs en neige, ferme en ajoutant une petite pincée de sel. Ajouter ¼ des blancs à l’appareil au chocolat avec le fouet, puis le reste DÉLICATEMENT à la spatule. Pour rendre la mousse un peu moins « écœurante “ incorporer la crème chantilly (cela donne du volume sans apporter de sucre).

Garnir le fond d’une verrine avec les coings, recouvrir avec la mousse et laisser au frais 2h pour que la mousse prenne. Il ne vous suffit plus qu’à déguster !


Conseils : Prendre un chocolat blanc de bonne qualité que ne se « sépare » pas en fondant. J’ai utilisé du chocolat blanc Villars pour l’occasion. Le chocolat blanc étant assez fort et sucré, je n’ai quasiment pas ajouté de sucre à la recette. Libre à vous de le faire si vous aimez les choses très sucrées.



Il existe d’autres fruits beaucoup plus simples à préparer, comme les pommes et les poires, qui se marient pour notre plus grand plaisir au chocolat noir, sirop d’érable et canneberges ! Une seconde recette gourmande, ça vous tente ?

Mousse de chocolat noir à la fève tonka, duo pomme poire au sirop d’érable et canneberges

------- Ingrédients (6 verrines) -------

1 pomme « acide » (style Granny Smith)
1 poire ferme (Style Louise bonne)
1 noix de beurre
15g de cassonade
3càs de canneberges séchées (ou autres)

6cl de crème
½ fève tonka
190g de chocolat noir (% de votre choix)
4 blancs d’œufs
25g de sucre

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 15min
Temps de cuisson : 5-10min

Temps
de repos au frigo : 2h

Éplucher la pomme et la poire, les couper en quartiers et retirer les trognons. Les découper en petits cubes. Pendant ce temps, faire chauffer la noix de beurre et y faire revenir les cubes. Ajouter le sucre pour le faire caraméliser. Laisser mijoter quelques instants sur feux doux pour que le tout soit cuit, mais encore un peu croquant. Laisser refroidir, ajouter 3-4 càs de sirop d’érable, les canneberges et réserver au frais pour la suite.

Concasser le chocolat en petits morceaux et le faire fondre au bain-marie gentiment. Dans une petite casserole, faire chauffer la crème. Arrivée à ébullition, retirer du feu et ajouter la fève Tonka râpée, laisser infuser 10min. Ajouter ensuite la crème au chocolat fondu, mélanger avec une spatule pour obtenir un mélange bien homogène.

Battre les 4 blancs en neige, ferme en ajoutant le sucre en 3-4 fois. Ajouter ¼ des blancs à l’appareil au chocolat avec le fouet, puis le reste délicatement à la spatule.

Garnir le fond d’une verrine avec les morceaux de pomme et poire, recouvrir avec la mousse et laisser au frais 2h pour que la mousse prenne. Décorer avec quelques canneberges et un morceau de pomme, le tour est joué !

Conseils : Vous pouvez remplacer la fève tonka par du piment d’Espelette ou autres épices au besoin. Cependant, l’association érable, canneberge chocolat et fève Tonka est remarquable et je ne suis pas le seul à le dire ! Une fois de plus, préférez un chocolat de bonne qualité, le résultat n’en sera que meilleur !

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle indirecte
Objectif: Sigma 85mm f1.8 pleine ouverture, photo en RAW 14bits , corrigées par la suite
Iso: 200 iso

samedi, octobre 24, 2009

Une pointe d'automne, une pointe d'Asie, mélangez le tout...

Comme plusieurs personnes me l’ont demandé, voici une photo de ma cuisine. Rien à voir avec le granit noir, les belles plaques vitrocérame toutes neuves et les tiroirs avec amortisseurs pour une fermeture en douceur. Une petite cuisine, assez traditionnelle et fonctionnelle.

Mais une cuisine avec une vue à couper le souffle. Mais regardez par vous-même : voici ce que je voyais par ma fenêtre ce matin. Le soleil peine à percer la brume, qui habille le paysage comme un grand manteau de ouate.


Mais revenons à nos casseroles ! Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais automne rime avec cure de cucurbitacées en toutes sortes : Butternut, potimarron, courge, elles y passent toutes ! Vous retrouverez plusieurs recettes de veloutées et autres associations avec du foie gras par exemple dans mon index, j’avais envie de la cuisiner d’une manière plus « exotique ». Eh bien oui, pourquoi ne pas marier notre beau légume automnal avec le piquant et l’exotisme d’un curry ? D’autant plus que cela faisait un moment que je ne vous avais pas fait voyager par l’intermédiaire de votre assiette !

Curry jaune de poulet à la courge ou quand l'automne fait ses valises pour l'Asie


----- Ingrédients (2 pers.) ------

1dl de bouillon de légumes
1 bâton de citronnelle fraiche, partie tendre, émincée
3cm de galanga, bien lavé et coupé en rondelles
2 petits piments thaïs rouges, épépinés et émincé
4 carottes, épluchées, coupées en rondelles
240g de courge, coupée en cubes (voir plus bas)

1càs d’huile de tournesol
1 échalote, émincée
1 gousse d’ail, hachée
2-3 càs de pâte de curry jaune
1 filet de poulet, émincé

2dl de lait de coco
Quelques feuilles de basilic thaï
Quelques graines de courges, grillées

Pour la courge, je vous conseille vivement la butternut qui ne se défait pas à la cuisson et qui reste bien ferme. De plus son goût va à merveille avec ce curry !


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 20min
Temps de cuisson: 20min


Chauffer le bouillon de légumes dans une casserole avec la citronnelle, le galanga et les piments émincés. Laisser mijoter le tout pendant 5 min. Ajouter ensuite les carottes et la courge et laisser cuire pendant environ 5min, le temps que les légumes soient juste tendres. Au besoin, rajouter un peu d’eau ou de bouillon.

Pendant ce temps, chauffer l’huile dans un wok et faire dorer l’échalote et l’ail. Ajouter la pâte de curry et faites la revenir pendant 2-3 min. Ajouter le poulet émincer et le saisir rapidement.

Transférer le contenu de la casserole dans le wok, puis ajoutez le lait de coco et les feuilles de basilic thaï. Laissez cuire sur feu doux pendant 2-3 minutes, puis servez le tout bien chaud et décorant avec quelques graines de courges grillées.

---------- Bon appétit ----------

Une façon peut ordinaire d'apprêter la courge j'en conviens, mai essayez, vous serez surpris (en bien j'espère!)

Ce plat peut sans autre être préparer sans le poulet, devenant ainsi un plat 100% végétarien!

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle indirecte
Objectif: Sigma 50mm f1.8 pleine ouverture
Iso: 200 iso

P.S pour la cuisine, c'est du HDR, je vous en parlerai bientôt sur mon nouveau blog ;-)

mercredi, octobre 21, 2009

Ficus carica! Toi même !!!

La figue n’avait pas encore fait son retour dans ma cuisine, c’est chose faite à présent. Certainement un de mes fruits préférés et qui a l’avantage de pouvoir se cuisiner avec du sucré mais aussi du salé. Ah, ce petit coulis de figues au vinaigre balsamique sur un foie gras poêlé !

La recette du jour, inspiré par un superbe choix de champignon de toutes sortes sur une étale : chanterelles, pieds de mouton, pieds bleus, bolets et autres jolies pleurotes. Il n’en faut pas plus pour faire un plat simple mais de saison !

Tartines de saison au petit goût de figue

----- Ingrédients (2 pers.) ------
Bon pain de campagne
1 petite échalote finement ciselée
1 noix de beurre
Un mélange de champignons (selon vos goûts)
2cl de vin blanc
2 belles figues
2 petits crottins de Chavignol
1 peu d’huile d’olive (bonne qualité)
Quelques brins de thym frais


------- Proposition /choix du vin -------

Un petit vin rouge local, sans prétention va très bien avec ce genre de recette. ATTENTION cependant si vous avez des coprins dans vos champignons, ils ne font pas bon ménage avec l’alcool !!! Si c’est le cas, déglacer avec de l’eau et non pas du vin, et buvez…un bon verre d’eau ou de jus de pomme ;-)

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson: 10min


Enlever le plus gros des débris végétaux des champignons, laver très rapidement sous l’eau froide au besoin. Couper le bout des pieds, couper en morceaux si besoin. Dans une poêle, faire chauffer un peu de beurre, y faire revenir rapidement les champignons, déglacer avec le vin blanc, rectifier l’assaisonnement et réserver au chaud.

Laver les figues, les découper en 4 puis les faire rapidement dorer dans une poêle avec une noix de beurre. Réserver au chaud.

Faire griller 4 belles tranches de pain au toaster, recouvrir de champignons, figues, ajouter des morceaux de crottins de chèvre et un brin de thym. Pour finir, arroser d’un fin filet d’huile d’olive, il ne vous reste plus qu’à déguster !

---------- Bon appétit ----------

Ce n’est pas de la grande cuisine mais c’est simple, assez bon marché (selon les champignons…) et très rapide à faire. Des saveurs qui me rappellent l’automne, la forêt et tout ce qui va avec !

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle indirecte
Objectif: Sigma 50mm f1.8 pleine ouverture
Iso: 200 iso


Avec l’automne, le grand retour des photos de nuit….quasiment plus de lumière naturelle de mon retour de mon travail, cela redevient complexe de prendre de jolies photos….du coup, cette géniale idée de lancer un blog annexe, consacré qu’à la photo ! Avec des « trucs et astuces », des choses que je fais lors de mes séances photo. Ça vous dit ?



jeudi, octobre 15, 2009

Claude-Olivier et la chocolaterie...

Ah Fribourg, une petite ville qui ne paie pas de mine au premier abord, mais qui est au fond un endroit merveilleux ! Je ne vais pas vous narrer toutes ses qualités et spécificités, mais les gens qui sont venus par ici se rappellent d’une ville agréable, où coule la Sarine et ses méandres, une petite ville aux nombreuses murailles et portes ne datant pas d’hier. Mais voyez par vous-même…

Fribourg, c’est aussi une ville qui se « sent ». Je ne parle pas de la pollution ou des champs très proches, je parle d’endroits qui ont leurs « odeurs» propres. Certains matins, près du passage Cardinal, une odeur de malt torréfié se fait sentir...Nous sommes à quelques mètres de notre « fameuse Brasserie Cardinal », qui produit notre bière locale. Des odeurs matinales qui peuvent parfois surprendre…Mais la plus agréable, qui malheureusement annonce souvent du mauvais temps, reste l’odeur de café torréfié ou de chocolat qui sort de la fabrique qui se situe à deux pas de mon travail.

La fameuse Chocolaterie Villars…un emblème de notre ville, réputée dans le monde entier…et je n’exagère même pas la chose. Pour vous dire, un ami a trouvé des plaques de chocolat Villars en…Australie ! Je vous ai déjà parlé de cette chocolaterie que j’apprécie, tant pour son café que pour ses chocolats. Vous pensez bien, un « chocoholic » comme moi ! À tel point que presque toutes mes recettes chocolatées sont faites avec ce chocolat…Dans mes placards, vous trouverez toujours une plaque de chocolat aux bricelets, ou encore ce merveilleux chocolat extra fondant à la crème double (et je pèse mes mots). Lors de mes différents passages parmi les pique-niques « blogosphériens », in n’est pas rare que je garde une place dans mon sac pour en prendre quelques plaques...


Alors, arrêtez-vous quelques instants, prenez le temps de vous faire un petit café et prenez un petit morceau de chocolat pour « déguster » ce billet.

Parmi leur vaste assortiment, des chocolats attirent toujours mon regard et attisent mon envie…des « bonbons de chocolat »... Leurs noms sonnent déjà comme une gourmandise… Un cœur composé de ganache, mélange de chocolat et de double crème de la Gruyères. Cette ganache reste parfois pure, mais est parfois parfumée au caramel, vin cuit ou encore safran, rappelant au passage notre pain fribourgeois, la Cuchaule. Il suffit de fermer les yeux et de croquer au hasard dans un bonbon pour se faire plaisir…oh, du jasmin, ou encore un morceau de gingembre confit.
Ce ne sont pas les différentes personnes à qui j’ai apporté ces chocolats qui vous diront le contraire, ces chocolats sont juste divins ! Vous me direz normal, c’est du chocolat haut de gamme, ils peuvent bien être très bons. C’est vrai, mais déballer une petite plaque de chocolat à l’ancienne aux bricelets et croquez à pleines dents cette tablette qui s’offre à vous, vous m’en direz des nouvelles !

Vous l’aurez compris, j’ai un faible pour cet endroit qui sent bon la gourmandise ! C’est donc avec plaisir que je vous informe que vous retrouverez quelques desserts ou friandises de mon cru dans la partie recette du site de Chocolat Villars. Un gourmand comme moi ne pouvait refuser !

M’avez-vous écouté ? Avez-vous pris le temps de manger un petit morceau de chocolat ? Non, pas encore ? Mais qu’attendez-vous pour vous ruer sur la plaque la plus proche !

---------- Le coin photo----------

Cela redevient presque impossible pour moi de prendre des photos de jour la semaine..du coup, on improvise

Lumière: Photo prise avec 2 flash dont 1 SB-900 en mode indirecte
Objectif: Nikkor 50mm f1.8, ouverture max...une profondeur de champ minuscule mais un joli flou
Iso: 200 iso

lundi, octobre 12, 2009

Peut être le meilleur foie gras que tu aies fait…

Après 129987 tours de tournevis, 234 coups de marteau, 3 tonnes de cartons, 3 semaines épuisantes, j’y suis ! Le déménagement est derrière ! Il me manque encore 2-3 choses (comme des portes à mes armoires vu qu’Ikéa était en rupture de stock) mais l’essentiel est là ! Ma cuisine est rangée et opérationnelle, il est grand temps de se remettre au travail !

Plusieurs personnes m'ont demandé une photo, cela va arriver, il faisait trop nuit ce soir pour la mettre en valeur...elle est déjà tellement petite ;-) Soyez encore un peu patient!

Alors pour bien commencer dans cette nouvelle cuisine, quoi de mieux que le raffinement suprême, un « moment de grâce » dans notre assiette ! Un produit noble, une recette simple, mais gastronomique, cela me va très bien.

Que pour moi ? Bien sûr que non, un moment comme celui-ci se partage. Et elle le mérite bien, elle m’a tellement aidé pendant cette période !

Une recette inspirée du Pérolles, rien que ça !

Foie gras de canard tiède au chutney de fruits de nos campagnes

----- Ingrédients (2 pers.) ------

150g de foie gras de canard
Un peu de farine

2 poires à Botzi (ou petites poires fermes)
1 coing
Quelques raisins de Corinthe
2-3càs de bon vinaigre de Xeres
Sel, poivre,
1càs de sucre
½ petit oignon haché
1càs de vin cuit (option)

2 poires à Botzi
75 g sucre + 30g sucre candi
1 petit bâton de cannelle
1 petite fleur de badiane

Fleur de sel

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 20min
Temps de cuisson :30min

Commencer par les poires à Botzi : bien laver les poires, mais laisser la peau. Retirer la mouche. Dans une petite casserole, mettre 3-4dl d’eau et le reste. Porter le tout à ébullition puis ajouter les poires. Les laisser pocher gentiment à feux doux (30min environ, selon la taille). Laisser refroidir et réserver. (Cela se congèle très bien, il est plus agréable d’en préparer plus dans la même quantité de sirop).

La poire à Botzi est une poire bien de chez nous ici à Fribourg. Pas facile de trouver un équivalent...des poires fermes et petites...désolé pour le produit introuvable....

Continuer par le chutney : peler le coing et retirer la partie centrale qui est dure. Couper en petits dès et diviser en 2. Une partie pour le chutney, le reste pour le coulis. Peler 2 poires à Botzi et retirer le cœur. Détailler en petits dès. Dans une casserole, faire fondre une noix de beurre, y faire revenir l’oignon haché, les poires et le coing. Bien mélanger, mouiller avec un peu d’eau et déglacer avec le vinaigre. Rajouter le reste des ingrédients et laisser cuire 5-10. Les fruits doivent rester un peu croquants. Retirer du feu et réserver.

Coulis de coing. Faire cuire la moitié de coing dans un peu d’eau additionnée d’1 càs de sucre. Une fois bien cuit, réduire le tout en purée et passer au tamis fin. Ajouter un peu d’eau au besoin.

Au dernier moment, fariner les tranches de foie gras, tapoter pour retirer le surplus de farine et faire dorer dans une poêle très chaude sans matière grasse. Retirer, laisser reposer sur quelques feuilles de papier absorbe tout et réchauffer au dernier moment sous les cordes chauffe du four.

Chauffer la poire à Botzi, déposer un peu de chutney au fond de l’assiette, déposer la tranche, la poire, arroser d’un peu de coulis de coing et saler avec une pointe de gros sel. Bonne dégustation !

---------- Bon appétit ----------

Fin, agréable et se mariant à merveille avec le foie gras, l’accompagnement met en valeur ce produit d’exception. Une de mes plus belles découvertes !

---------- Le coin photo----------

Des photos qui ne rendent vraiment pas justice à ce plat. Mais bon, il fallait choisir et le choix fu très vite fais: des photos rapidement faites, le soir, au flash...mais elle le valait bien ;-) De toute façon c'est tellement bon que j'en referai ;-) !

Lumière: Photo prise avec 2 flash SB-900
Objectif: Sigma 18-200, f6.3
Iso: 200 iso